Inspiration, m’entends-tu?

(Première publication: 19 août 2016)

A quel moment entend t-on le doux son de cloche de l’inspiration ? Bonne question à laquelle je ne puis répondre. En effet, chacun(e) a sa propre sensibilité au monde. Chez certain(e)s, un déclic et tout se tricote en une seule composition. Chez d’autres, cela prend un tout autre départ.

Dans mon cas, ce sont les émotions et l’environnement qui gouvernent la texture et la richesse de mes inspirations. Parfois, le ressenti du moment peut amener à créer aussi.

Je ne connais pas toutes les subtilités de tout à chacun(e). Il est certain que c’est souvent des racines de l’âme que nous déployons une énergie créative grandissante.

Prenons l’exemple de Baudelaire, poète rongé par son âme, possédé par la beauté du spleen. Etrange que le spleen crée des chefs-d’œuvre qu’on s’appelle Baudelaire ou quiconque qui possède du talent.

Parfois le talent se manifeste par une sensibilité accrue, par un déchirement de l’âme… jusqu’à l’abîme. Les plus belles mélodies sont souvent mélancoliques. Finalement, est-ce que la mélancolie est belle… belle comme un ange en pleurs? Les plus belles émotions sont habitées par un élan de désespoir. C’est ce qui donne ce ton particulier, un ton véritable et non déguisé. On est présent à ce qu’on crée, pris dans les bras de la réalité: l’élégance d’être soi. Cet état de grâce est souvent recherché contre son gré: on crée de faux désespoirs dans l’espoir d’être inspiré. A coup de dézingage de cerveau, on finit par se faire du mal pour sombrer dans l’oubli.

D’autres sont nés dans cet état de spleen constant! Nul besoin de drogues illicites pour arriver au firmament de son art. Cela vient des tripes qui se réveillent à la sueur des émotions gonflées.

Prenons un autre exemple. Quand on est dans un état amoureux presque second, les mots défilent et filent à l’anglaise et tricotent des émotions jusque là insensées pour le commun des mortels. Car oui, les émotions fortes (que ce soit la rage de vaincre, le spleen, l’état amoureux ou autres) entraînent un élan de pleine composition. Des fois, le fait d’être amoureux des mots (dans le cas littéraire) suffit à explorer les confins de l’imaginaire. Nul doute que l’inspiration naît d’émotions fulgurantes et intenses. Si intense que le cerveau explose d’idées nouvelles et parfois farfelues pour celui ou celle qui reste un(e) apprenti(e) sorcier (sorcière) des mots. Ecrire est jouissif quand les mots se battent en duel pour montrer leur plus beaux atouts dans leur fantaisie.

L’inspiration sait se faire entendre quand on l’écoute attentivement… Je pense qu’il ne faut pas avoir peur du grotesque, de la bizarrerie des phrases qui défilent sous ses doigts.

Etre habité par les mots ne s’apprend pas, il se vit.

Emorizo, alias F. Ménez

Copyright© Tous Droits Réservés, F. Ménez-2016

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