Que pleurent nos économies
Dans les poches blindées
Des alchimistes ennemis
Joueurs de dés truqués
Que pleure notre temps
Dans les rires planqués
Des optimistes du vent
Voleurs de secondes violées
Que pleurent nos libertés
Dans la tombe sèche
Des macchabées en costume laid
Lécheurs de mots rêches
Que pleure notre existence
Dans le contrat social
Des pourritures en transe
Baiseurs du système bancal
Que pleure notre conscience
Dans le monde perdu
Des sans-âme sans sens
Faucheuses des sens absolus
Que reste t-il aux Humains
Dans ce monde corrompu
Par le Seigneur des Malins
Des Malins saigneurs déchus
Déchus de conscience
Sans véritable existence
Brisant les libertés
En calculant le temps
De nos économies
Que reste t-il aux Humains
Pour renverser la vapeur
De la peur
Entretenue
Par la cupidité des Saigneurs
Sapés de notre labeur
Sapant notre honneur
En bénéficiant
Des clameurs
De pauvres en esprit
Existences volées
Existences déplumées
Emorizo
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Un poème porté par l’observation de nos existences déplumées par une minorité d’individus qui ne produit rien si ce n’est de la peur, une peur qui prend racine dans sa cupidité
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