« Écrire, c’est écrire ce que l’on veut. L’absurdité est un moyen de libérer des pensées prisonnières d’un mode de pensée universel. Les mots se cachent pour mourir à jamais dans les méandres de la conscience car nul n’a voulu les laisser s’exprimer. L’absurdité des propos n’est pas une mince affaire. Écrire, c’est déjà un beau projet. Être soi avant tout. Jouer avec l’inconscient est une liberté donnée que j’affectionne car je me libère de tout mon poids de l’emprise de la logique qui fourmille dans ce monde, cette culture du bien fondé des choses. Parfois, je pars dans des délires pour mieux capter l’essentiel du message. Il faut savoir lire entre les lignes. Ne pas se contenter de lire des mots pour ce qu’ils sont, des pensées pour ce qu’elles paraissent être. Il faut élargir son champ d’ « action ». Les mots qui se baladent dans ma tête ont leur propre règle du jeu dans mon univers. Ils absorbent le monde extérieur et refont le monde à leur sauce. Philosopher, c’est avant tout aimer penser. Penser ne suppose pas une logique particulière, un chemin de pensée à adopter pour mieux se faire comprendre. L’essentiel est de ressortir ce qu’il y a de profond, ancré dans l’inconscient. L’inconscient a sa place dans la pensée. L’absurde a sa place dans nos sociétés. Il faut lâcher prise, se laisser écouter par la musique des mots qui se chevauchent dans nos pensées éphémères. Elles ne font que passer et pourtant elles marquent les esprits par leur énergie et leur culot : oser défier la logique, le bon sens. »
F. Ménez, alias Emorizo
Pensée du 23 novembre 2011
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