Oh joie éternelle
Que de posséder
Le nouveau smartphone
Dernier cri
Des lointaines cavernes
Je me sens homme moderne
Un homme accroché
A une modernité dictée
Par le consumérisme
Oh joie éternelle
Que d’être possédé
Par un si petit objet
L’étendue de toute une vie
En court-circuit
Avec la vie réelle
Une vie déchargée
De sa substance
Pour soi-disant régner
Dans un monde virtuel
Oh joie éternelle
Que d’être dépassé
Le petit bijou
M’en fait voir
De toutes les couleurs
Dernier cri
Avant l’explosion massive
Oh joie éternelle
Que d’être consumé
De mon énergie vitale
Par un objet si banal
Voilà maintenant
Que le smartphone
Me consomme
A petit feu
Emorizo
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