Le silence de la parole

La langue coupée

Mes mots freinent

Sec sur un mental

Qui pédale

En parfaite déconnexion

Avec le monde

 

La langue coupée

Je suis soumis

A l’instabilité d’une pensée

Restée coincée au garage

De l’incertitude

 

La langue coupée

Mes mots préfèrent

S’installer dans le confort

Du canapé du réconfort

 

La langue coupée

Mes mots disparaissent

Sans laisser de trace

Dans les méandres

D’une pensée effacée

Par tant de tracas

 

La langue coupée

L’autre devient un obstacle

Au front jugeur

Pour des voyelles

Et des consonnes

Qui ne sortent pas

De leur caverne sauvage

 

La langue coupée

L’autre profite de cet instant

Pour canarder

Des paroles creuses de sens

Afin de combler ce vide

Qu’il ne comprend pas

 

La langue coupée

Demeure une triste réalité

Difficile à coller

Tant le verbe semble mort

Et sans consistance

Oublié à jamais

Dans le cœur des pensées

Pourtant riches d’enseignement

 

Emorizo

 

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