A ne pas vouloir être, je continue à être. Il est bien beau de vouloir changer mais les habitudes restent tenaces. Ce n’est pas évident de devenir une meilleure version de soi-même. Cela demande un travail sur soi de chaque instant.
Je me donne souvent l’objectif de changer mais à chaque fois, le mental revient à la charge avec son lot de défaillances. Par exemple, je me fixe l’objectif de ne pas juger les autres comme si le simple fait de l’intérioriser suffisait. Ce n’est pas si simple car pris dans le feu de l’action, je continue à juger parfois en pire.
Dompter son moi illusoire n’est pas chose aisée. Il renferme une multitude de scories parfois indétectables. Inconsciemment, je continue à être la même personne détestable alors même que consciemment je décide de changer mon comportement en toute honnêteté.
Je me fais pourtant violence pour rectifier certains aspects de ma personnalité que je trouve particulièrement mauvais. Mais le naturel revient au galop.
Il existe une manière de changer. Il suffit d’accueillir en soi le mauvais côté de sa personnalité et ses défaillances en société. Accueillir cela comme un ami et non comme son pire ennemi. Il s’agit d’être son meilleur ami et de ne pas se juger. Dans ce cas, nous laissons le mental s’éteindre de lui-même. Nous laissons la place à plus d’ouverture. L’accueil se fait dans le repos et le silence de la parole. J’entends par paroles les discours que nous nous faisons intérieurement.
Il ne suffit pas de vouloir pour changer. Le mental s’empare facilement de la moindre faille pour rentrer en collision avec son égo. C’est compliqué de sortir de l’identification du « Je » dans un discours intérieur.
A ne pas vouloir être, je continue à être car je m’identifie au « Je » qui joue avec les ficelles emmêlées du discours intérieur.
Emorizo
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