Au milieu de mon visage
Coulent deux rivières
Sages et revolvers
Sur des joues en rage
Le cœur de mes yeux
Est noyé par la tristesse
Qui se dresse
Comme un seul feu
Que de détresses
Dans ce monde en laisse
A la médiocrité sans bornes
A en devenir borgne
Que de souffrances
Dans ce cri de la Terre
A la note salée de nos errances
Sans mater ni frater°
Au milieu de mon visage
Coulent deux laves
De feu et de rage
Sur mes joues en naufrage
Naufragé de mes peines
Je compose des vers
Dans l’espoir de vidanger
La tristesse en chaînes
Emorizo
° Les mots latins « mater » et « frater » désignent respectivement la mère et le frère
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