« Le silence s’appesantit sur mes mots. Dès lors, je m’efforce de creuser en profondeur afin d’oublier cet instant silencieux. Ce silence est pour moi un vide que je n’assume pas. Il reflète mon désir de combler un manque. Un manque d’inspiration.
Emorizo, alias F. Ménez
Alors qu’en réalité, c’est au cœur du silence que je puise le secret des mots.
C’est étonnant de sacraliser l’écriture à travers des mouvements de pensées. En effet, mes pensées étant vides, je m’obstine à déclarer la guerre au silence. Alors que c’est du silence véritable que naissent les plus beaux récits. L’absence de mots ne signifie aucunement une finitude. Il est vrai que je me sens un peu mort si l’écriture peine à dévoiler son royaume. J’oublie bien trop souvent que l’écriture a besoin de la profondeur du silence.
Ce vide qui m’effraie est bien nécessaire pour faire danser les mots sans jugements hâtés. »
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