I.
Caméra sur ces visages mensongers
La folie volontaire
De ces morts-vivants
En roue libre
Ces visages nés des ténèbres
Se déguisent en pape des médias
Le pognon a pignon sur leur style
Style au marteau-piqueur
Qui peuple les dézingués
De la haute sphère
Caméra sur ces monstres-scorpions
Qui disposent leurs pions
Sur la mappemonde des survivants
Des survivants
Qui s’étranglent
A l’annonce enflammée
Des lois iniques…
C’est la panique
Ces monstres à l’enveloppe désincarnée
Manifestent un cœur de pique
La soif des assoiffés de pouvoir
Sûrs de leurs styles
Un cœur-cicatrice en plein crash
Une place de choix
Dans ce monde
Provoqué
Par les silences
Caméra sur ces rapaces fantômes
Leur cruauté morbide
Dissimulée dans l’argent
Un grain psychopathes
Une allégeance au diable
Une caresse du sang hurlant
L’odeur des innocents
Ces rapaces sans souffle de vie
Manipulent avec leurs galas de bienfaiteurs
Face à une humanité habitée par le candide
Une absence de conscience
Supercherie sur le disque des crevures
Des ordures qui respirent à la louche
Un feu sinistre
Qui grouille de cafards
II.
On y respire à peine
Dans ce monde d’ailleurs
Qui peuple la peur
Une arme soufflant
Le crachat des masses
Nous avons accepté ce format
Dans ce vent plein de vices
Complices de notre propre perte
A vendre notre confiance
Pour des divertissements
En arrière-plan
A la morsure
De ces serpents venimeux
Caméra sur ces marchands de sommeil
Il est temps de se faire la malle
En abandonnant leur fabrication
En pâtes à modeler
Un beau mirage en carton
Dans ce monde qui respire l’irréel
Une hypnose sur overdose
En veux tu en voilà
III.
Humains véritables
Dégageons de là
N’ayons rien à craindre
Humains véritables
Dégageons de ce monde
Voyons le jour
A l’autre bout de l’étoile
Humains véritables
Dégageons de ce cauchemar
Le courage de dire non
Aux croyances
Des Puissants
IV.
Stop au hold-up
De nos consciences
Un braquage de notre libre-arbitre
Par une foule de Psychopathes
Qui s’accrochent à l’infini
A leur pouvoir du sang
Des innocents
Stop au hold-up
De nos consciences
Un flicage de nos vies
Par une foule de Mercenaires
Qui s’accrochent à s’en déchirer la nuit
A leur lois cyniques
Sur un vol à l’étalage
De nos âges
Disons stop
A ce manège désenchanté
Dans cette illusion fragmentée
Point final
A cette mascarade
Organisée
Emorizo
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Difficile de décrire un tel monde gouverné par le gouvernement de l’ombre ou le nouvel ordre mondial. Les mots manquent parfois…
Il faudrait avoir déserté la Terre pour ne pas y voir un monde façonné par le pouvoir et l’argent. Certains n’ont pas encore compris.
Ce poème dénonce ce monde de fous avec des mots durs…
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