
Le Temps file notre existence sur une durée indéterminée; ce temps insaisissable qui nous égrène les secondes sans jamais vraiment respecter la même élasticité. Le Temps est élastique. Il n’est jamais le même pour les secondes qui suivent après. Il paraît parfois long et d’autre fois trop court. Le fait de prendre conscience du Temps cela nous plonge dans les abîmes du passage d’une seconde à l’autre.
Le Temps semble s’accélérer lorsque nous sommes pris dans nos habitudes. Il va si vite que nous n’avons pas le temps de le percevoir.
Parfois, le quotidien semble à la fois éternel et figé dans l’instant tant rien ne change. Le temps semble exister quand rien ne l’anime vraiment. Il faut créer du mouvement pour mieux habiter le Temps et le rendre inexistant, à condition de ne pas courir après lui. Juste vivre l’instant présent qui se meut de manière dynamique. Ne plus penser le Temps aide à l’oublier et à oublier que nous vieillissons à chaque seconde qui traverse la vie.
Nous voyons le Temps s’accélérer car chaque jour se ressemble. C’est comme si nous revivions la même scène chaque jour sans rien n’y changer. A ce moment là, le poids du Temps se fait plus ressentir. Cette vague impression de ne rien faire nous submerge. Le fait d’être prisonnier d’une routine nous happe dans la spirale infernale du Temps qui court vite. Nous finissons par ne plus observer notre vie comme un émerveillement de chaque instant mais comme un fardeau: tout est pareil. Même si le scénario change un peu, les grandes lignes restent les mêmes: boulot, dodo, course et activités. Toutes les semaines se ressemblent par ces activités qui rythment nos existences…
Nous courrons souvent après le week-end ou un événement qui finalement ne fait que passer. Nous oublions de vivre l’instant. On ne va pas se mentir si je dis que pour le commun des mortels, nous ne sommes pas constamment plongés dans des journées qui changent tous les jours. A moins d’être riche ou célèbre! La routine fait plus partie de notre quotidien. Nous ne vivons pas plusieurs vies dans une même vie.
A mon niveau, je constate que le Temps coule plus vite que son ombre. Le Temps se nourrit d’une conscience sèche. Le fait de nourrir notre conscience, nous détache du Temps.
Je ne fais qu’explorer des impressions du moment sans chercher à trop philosopher sur le Temps. C’est un vaste sujet qui demande une analyse plus complète et documentée. Dans cet essai, il s’agit de pointer du doigt l’élasticité du Temps en fonction de la nourriture donnée à la conscience.
Emorizo
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