
L’encre-sang coule lentement
Sur la peau fragile de mes sens
Une page fleurie de mots
Sans lendemain
L’encre-sang mâche mes blancs
Sur la plage de mon exil sans fin
Une page qui court
Après le filet sourd
Des mots
A travers mes doigts
C’est le chant des absents qui boite
Des mots à crever le silence
Dans un puits sans fond
A travers la course de mes doigts
Chevauchent des mots sans moi
Une course folle
Vers des vers sans sens
A la solde d’un non-être
L’encre-sang défend l’abstinence
A mes dépens
Des mots qui s’éteignent
Des mots qui atteignent
Le sommet du non-sens
Des mots absents
Emorizo
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Très beau
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Merci à vous Mandy
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