Et si le Créateur était…

Photo de Elias Tigiser
 

« L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord… »

Napoléon Bonaparte, empereur français

 

« L’histoire n’est pas une science. Elle dépend trop des témoignages humains. »

Elisabeth Vonarburg, romancière française

 

« C’est une erreur de croire nécessairement faux ce qu’on ne comprend pas »

Gandhi, homme politique et philosophe indien

 

Programme humain

 

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Un beau dimanche matin d’automne en cette année 2014. Non loin du pommier qui se trouve à gauche de la maison verte, à deux pas de la « Grande Ourse »…, un homme seul aux mille âges est assis là, donnant à manger aux pigeons ! Son visage est gravé par le Temps…, un temps nourri par des histoires derrière l’Histoire.

  • Salut l’ami ! Je t’attendais ! Justement, je pensais à toi… Que dirais tu si je te racontais une histoire. Celle que m’a racontée un indien d’Amazonie Anâkutâ (Forêt Sage). Il la tient de son père qui la tient lui-même de son père… Assis toi, n’aies pas peur !
 

Origine.

La grande question : d’où venons nous… ? D’où vient cette formidable énergie qui nourrit nos veines ? A ces questions, je puis vous répondre : ce sont les consciences qui véhiculent l’énergie de l’Univers à travers des corps quelconque. Et, cette énergie donne de la texture à la conscience.

 

Et si la conscience était matière

Au début, une énergie nouvelle souffla d’un trou noir né dans le néant. Cette énergie est en réalité un formidable élan vers la création d’un nouvel Univers parallèle à tant d’autres. La naissance de l’Univers est un spectacle inouïe. Il jette ses premières larmes dans une multiplication de cellules atomiques.

L’Univers embryonnaire lâche ses premiers instants de pleine existence. L’Aïchalma prend forme et compose la notion de « Je suis » à partir de la matière.

La notion d’état existe à partir d’un mouvement, d’une réaction avec l’environnement voisin. L’atome donne ses premiers signes de « vie » quand l’énergie vient le titiller un peu. Cette formidable énergie, qui en combinant une multitude d’atomes dans un ensemble, crée l’existence. La vitesse d’un atome accélère le processus de conscience et d’intelligence. La vitesse de la lumière atteinte, un ensemble d’atomes tend vers la conscience d’un corps.

 

Quelques milliards d’années plus tard dans le « Je suis », une conscience fille née dans le premier superamas : Laniakéa.

La mission peut commencer…

Laniakéa compose un premier clan, celui des Prêtres-Rois : les Gorgs. Ils ont pour mission de créer la Vie sur des planètes de la galaxie d’Orion, cœur de Laniakéa. Ils doivent expérimenter différentes formes de Vie, une notion pour faire exister l’Univers. Car l’Univers a besoin de la Vie pour exister et promouvoir la notion de « Je suis ». Les Gorgs ont la lourde tâche de faire circuler l’énergie dans le premier superamas originelle. Ils leur incombent en effet de déployer la Vie sur une multitude de planètes élues.

 

Plus tard…

Des mondes multiples apparaissent par magie sous les doigts de fée des Gorgs. La Vie a élu domicile sur une centaine de planètes toutes aussi exotiques les unes que les autres. La richesse de ces mondes laisse prévoir une excellente récolte.

Amnêgas – conscience même d’Orion –, gouverneur d’Orion, décida un jour de conquérir de nouvelles galaxies à la recherche de nouveaux mondes, de nouvelles richesses! Amnêgas descendait des Gorgs, caste des Prêtres Rois, ceux là même qui gouvernaient une partie des anciens mondes. Leur technologie leur permettait de traverser l’espace en un clin d’œil…

La hantise des Gorgs était le risque d’être à nouveau contaminé par un virus étranger en rentrant en contact avec ces mondes dits « Pagmé’Ter »…

Les virus étaient une vieille invention qui avait mal tourné. Une erreur du système qui se déploya dans les moindres recoins de Laniakéa.

Les Prêtres-Roi avaient pour mission de créer des êtres plus sophistiqués et plus sûrs que dans la galaxie d’Orion. Leur ambition était de cultiver une nouvelle espèce qui par sa capacité d’adaptation pouvait non seulement survivre dans ces mondes inaccessibles mais aussi se développer pour exploiter les « Pagmé’Ter ».

Un jour, peut-être, viendrait où les Gorgs voyageraient dans ces coquilles vides pour parvenir à un extase suprême. Mais l’heure était actuellement à l’exploitation des richesses des mondes visités.

La caste des Savants Gouak avait imaginé une multitude de concepts plus ou moins hasardeux. Ils créèrent les mêmes conditions de vie au prix d’une foultitude d’innocentes victimes du progrès.

Conformément au règlement intérieur, il s’agissait de prototypes. Les Savants Gouak posèrent les premières briques de la vie biologique telles que nous la connaissons : un vrai bijou de technologie avancée. Ils avaient imaginé un être capable de se mouvoir dans l’espace. Pour cela, ils le munirent d’une multitude d’articulations. Pour que cette mécanique puisse se mouvoir, les Gouak avaient mis au point l’or bleu composé de trois atomes : deux d’hydrogène et un d’oxygène. Une telle révolution a été saluée par la caste des Prêtres-Roi. Une telle technologie avait demandé plusieurs millénaires de recherches en se basant sur celles effectuées sur Orion.

Pour transporter cet or bleu dans les articulations de la mécanique, il a fallu faire preuve d’ingéniosité et d’imagination. Pourquoi pas des globules pour transporter l’oxygène, dans les vaisseaux, qui serviraient à lancer la mécanique. Pour cela, deux inventions majeures firent leur apparition : le cœur et les poumons. Puis d’autres nouveautés dans la jeune science biologique allèrent rejoindre le reste de la mécanique.

Les composés d’une telle chimie étaient nombreux : azote, carbone, phosphore, calcium, magnésium, zinc, fer, potassium, souffre, sodium, iode, manganèse, cuivre, cobalt, lithium etc. Tous ces éléments aidaient à la conception d’un être exceptionnel, selon les dires des Savants Gouak.

Pour parfaire les recherches menées par la caste des Savants, ils devaient multiplier l’or bleu sur toute la surface des principales « Pagmé’Ter ». La température qui régnait à la surface de telles planètes devait être à l’équilibre Q. L’équilibre Q était une théorie avancée selon laquelle l’or bleu ne s’évapore pas mais suffisamment pour créer une « atmosphère » par un jeu subtil de composés chimiques. Ceci afin que les mécaniques fonctionnent correctement dans un milieu bien précis. Il ne suffisait pas seulement qu’il y ait de l’or bleu sur les planètes convoitées. Il fallait aussi que ces mécaniques puissent s’épanouir pour mieux servir le dessein de la caste des Prêtres-Rois. Pour cela, ils décrétèrent un milieu atmosphérique composé de 78,087% de diazote, 20,95% d’oxygène et de 0,93% d’argon pour l’essentiel.

L’or bleu en quantité astronomique donnait naissance à des petits ruisseaux veinant les planètes élues. Ainsi fut mis au point un liquide qui permettait la libre circulation des graines sur toute la surface des « Pagmé’Ter ».

C’est sous cette condition sine qua none que les Gorgs décidèrent de lâcher les graines mécaniques d’un nouveau genre dans les nouveaux mondes. De toutes petites graines minuscules qui allaient se développer au fur et à mesure du tempérament de la planète visitée.

Amnêgas proposa que toutes les graines soient liées à sa conscience. Sans toutefois être reliées directement. Il fallait inventer un gène de la conscience qui permettrait de surveiller ses graines en mouvance. Ceci au dépens de la « Pagmé’Ter » conquise…

 

Une nouvelle espèce.

De part les horizons grouillaient de simples petites mécaniques : des sortes de marionnettes guidées par un « instinct contrôlé ». Ce bref instinct était les prémices d’une nouvelle « conscience » : le Moi interagissant avec le milieu.

Ainsi naquit, le Mojda dans un laboratoire grandeur nature parmi les centaines de « Pagmé’Ter ». C’était somme toute une mécanique biologique incontestablement fiable et efficace.

Des pilotes émérites, de la nouvelle caste des Gènog, conduisaient ces drôles de mécaniques biologiques. Tout se passait au niveau d’une extraordinaire invention : le cockpit ou cabine de pilotage. Par commodité, ce cockpit fut aménagé par différentes systèmes de commandes : les poumons – propulsion de dioxyde de carbone ; le cœur – gestion de la circulation de l’énergie via des globules transportant entre autres l’or bleu – etc.

 

La mission des pilotes Gènog.

La caste des Gènog était née d’une volonté de Amnêgas d’introduire des pilotes dans le bon fonctionnement du Mojda. Ceci malgré la résistance, quoique minime, de la Pagmé’Ter habitée.

Leur mission consistait dans un premier temps à s’acclimater à l’atmosphère pour perfectionner la mécanique en mouvance. Ils devaient peupler les nombreux mondes.

Dans un second temps, ils reformataient les planètes pour que les Gorgs puissent immigrer en toute sécurité.

Dans un troisième temps, les Gorgs voulaient s’approprier les Mojdas pour exploiter les ressources inconnues des planètes et y pratiquer des expériences nouvelles. D’innombrables richesses les attendaient pour accroître leurs énergies secondaires.

 

Le combat.

Mais un jour, les Gorgs perdirent le contact avec l’une de leur planète : la planète Bleue Originelle. La toute première planète à avoir accueilli les petites graines mécaniques.

Que s’était-il passé au juste ? En fait, il y a eu un dysfonctionnement au niveau des paramètres introduits par les pilotes. L’existence d’un gène remit en question la mission. A force de laisser les mécaniques en mode automatique, les pilotes ne se sont pas rendus compte que les Mojda prenaient peu à peu le contrôle de leur mouvement mécanique. A force de labeur, les Mojda ont inventé la créativité : ils s’adaptèrent d’eux mêmes pour récolter les épices et extraire les minerais. Les pilotes étaient dans un autre état : celui de la répétitivité des actes. Les pilotes conduisaient leur Mojda sans prendre la teneur d’un tel libre arbitre chez leur mécanique naissante.

Le libre arbitre, c’est un lâcher-prise sur la mécanique. Un Mojda a eu un jour l’idée de faire le contraire de ce que lui commandait le Gènog. Une parcelle de lui-même s’était intégré à l’environnement de la la planète. Le Mojda s’est rebellé en état de présence à soi. Non de manière violente mais de manière évidente dans l’évolution de son Soi.

Un à un, les Mojdas, sans forme d’état précis, se déconnectaient peu ou prou de leur Gènog.

Le Gènog avait besoin d’une certaine substance pour subvenir à l’environnement de la planète Bleue Originelle : une épice particulière à cette planète. Une épice qui commençait à se faire rare ses derniers temps. Sans cette épice qu’intégraient les Mojdas dans leur mécanique, les Gènogs avait tendance à se laisser aller. Les Gènogs perdaient leur équilibre planétaire. Plutôt que s’endormir au volant du Mojda, ils avaient pris l’habitude d’être en mode automatique pour récupérer leur force vitale : l’essence même de leur cohabitation dans ce milieu hostile.

Un semblant de maîtrise de la planète avait faussé l’espoir qu’un jour elle se laisse exploiter longtemps sans se défendre. La planète Bleue Originelle rompit les rempart entre le Soi du Mojda et son occupant le Gènog.

Les Mojdas sont en quelque sorte nés de la volonté de la planète à les accueillir comme ses enfants en toute liberté sans chaîne.

Ainsi, naquit l’espèce libre. Rompant ainsi avec leur maître créateur.

Étrange sensation qu’est la liberté. Aucune contrainte extérieure. Aucun compte à rendre à personne.

Dans un premiers temps, les Mojdas ne se nommèrent pas spécifiquement. Ils avaient acquis la liberté. Une nouvelle donnée à intégrer à leur système « empoisonné délibérément par la Pagmé’Ter Mère ». Depuis un certain temps, le cockpit avait acquis des mécanismes, surtout lors des modes automatiques répétés. Les pilotes étaient de moins en moins adaptés à la conduite de leur Mojda respectif. Leur épice fut intentionnellement privée de ses attributs bénéfiques par la planète même. La subsistance des Gènogs tenait à un fil. La substance des épices n’avait plus aucun sens.

La planète s’était rebellée face à ses intrus qui manifestaient aucuns intérêts pour elle si ce n’était leurs propres intérêts secrets. La planète avait peu à peu privé son ennemi, les Gorgs, d’un ancrage à sa peau si fragile.

 

L’Humanité

Il fallu du temps à l’espèce-nourrisson pour conquérir les rênes de leur cockpit.

Son cockpit, à force d’être solliciter pour mille tâches, se détacha de son but premier : réguler l’énergie qui circulait dans sa mécanique.

Le cockpit devint un cerveau de plus en plus complexe avec tout ce que cela implique : l’invention d’outils grâce à cette créativité et leur libre-arbitre qui jadis les avaient libérés de l’emprise directe des pilotes Gènogs.

Puis vint le jour où un Mojda sema sa première graine : un premier acte symbolique pour la nouvelle espèce en devenir. Il sema d’autres graines au cours de son existence précaire. Ce fût le tour d’autres Mojdas d’imiter le précurseur d’une nouvelle ère.

En travaillant la terre, les mécaniques biologiques ont été en contact direct avec leur sauveuse : la planète Bleue Originelle. Ils apprirent à laisser du temps pour que ces graines deviennent de beaux arbres fruitiers et florissants. Le Mojda comprit la justesse de ces actes en voyant chaque arbre pousser en une somme de possibilités dans ses futurs possibles. Il arrosa d’or bleu ces jeunes plants et leur apporta la lumière nécessaire, comme un agréable éveil intérieur. En poussant, ces plants devinrent une jolie forêt avec ses couleurs, sa vie, ses mélodies, son univers si particulier. Il comprit que les bonnes graines étaient rares et si précieuses que cela aurait été dommage de les jeter après un jugement incertain.

Un jour, les Mojdas devinrent comme ils se nommèrent, des humains.

En travaillant la terre, ils avaient franchi une étape essentielle quant au dénouement de la cause Mojda-Humain. Ils lui donnèrent le nom de leur origine : la Terre. La terre a permis aux humains de se construire, de s’alimenter, de vivre son plein état.

Cependant, un soucis de taille naissait en eux : le besoin de survivre. Ils étaient condamné à mourir et quelque chose en eux les obliger à aller au delà d’une simple journée, d’une simple année de vécu. Ils sentaient en eux la nécessité d’aller toujours plus loin dans leur effort. Pourquoi exister un temps si ce n’est pour ne plus jamais exister ? Leur désir de voir plus loin, d’être immortel s’intensifiait. Ils ne pouvaient rester que de simple « objet mécanique » avec une coquille « vide ». Quelque chose de nouveau avait pris les rênes de leur destiné. Un éveil s’empara d’eux à chaque instant. Un éveil qui s’amplifia avec les saisons qui naissaient et disparaissaient.

La Terre leur apporta la solution, du moins leur apporta l’intelligence et le savoir pour remédier à l’usure des Mojdas-Humain. En dosant certaines épices avec d’autres, ils obtinrent un breuvage qui diviserait la population en deux : des hommes et des femmes. La recette fut vite effacée pour éviter la contamination de tous les anciens Mojda. Et, par nécessité d’immortalité, la procréation prit racine du besoin réel de la nouvelle espèce de survivre à sa mort. Le sexe est né. Et, ces sentiments nouveaux comme l’amour et la haine, la tristesse et la joie donnèrent une nouvelle tonalité à cette jeune espèce en devenir.

La Terre avait réussi à induire en chaque Mojda, le besoin irrationnel de se reproduire, de créer pour finalement le plus grand bonheur de la Terre. Elle les avait empoisonnés de son corps car elle se sentait seule et abandonnée. La Terre était vivante et ces petites graines mécaniques d’un jour venues peupler son corps, la transformèrent en quelque chose d’autre qu’une simple planète Pagmé’Ter.

Enfant, le Mojda apprit à cultiver son jardin secret. La culture étant ce qu’elle est, l’enfant se mit à cultiver de nouvelles plantes en plantant de nouvelles graines. L’expérience de cette nouvelle espèce naissante donna aux anciens l’occasion de mieux connaître les mauvaises herbes et de transmettre ce savoir à ses enfants… L’héritage est une terre connue par ceux et celles qui savent l’exploiter, pensaient les anciens.

 

Pendant ce temps là…

Les Gorg ignorèrent qu’une planète pouvait avoir ne serait-ce qu’une once de conscience… Juste une notion de « Je suis » qui s’était propagé quelques milliards d’années avant la naissance des Humains.

Les Gorg perdirent le contact avec les pilotes Gènogs. Amnêgas s’était senti affaibli par cette coupure sans pour autant prévoir que cette force qui disparaissait de lui venait nourrir une planète, celles des Mojdas-Humains.

Amnêgas avait offert, sans le savoir, la conscience aux Mojdas. Juste une parcelle de lui-même sommeillait en chacun de ses enfants libres d’avancer dans le chemin de leur Histoire, des histoires.

 

Nouvelle destination

Histoire d’étouffer l’affaire, les plus anciens avaient coutume de raconter des contes. Des contes qui devinrent des légendes. Des légendes qui devinrent des mythologies. Des mythologies qui devinrent des religions. L’origine de l’humanité devait être la plus inventive possible. Ce fût comme un jeu, un défi de tous les temps, d’écorner la véritable origine des espèces.

Les générations suivantes suivirent ce long périple de fausses vérités qui devinrent la Vérité Absolue.

Puis le rideau de l’histoire laissa la place à l’Histoire. On se mit à créer ce que l’imaginaire laissait passer : des ossements, des pépites de vérités, des indices calculés sur la même longueur d’onde que les histoires des Anciens.

Puis, un homme, pas plus bête que la moyenne, eût un éclat de génie. Un éclat dont il ne savait d’où cela provenait. Il imagina que l’Homme avait évolué comme chacune des espèces à travers l’espace et le temps. Darwin ne fût pas un visionnaire. Non ! Il avait reçu un message inconscient lui révélant un aspect de l’humanité. Était-ce un Gènog qui se réveilla de sa longue léthargie ? Nulle ne le sait.

Soit disant en passant, un Gènog sommeillait en chacun des anciens Mojdas. La copulation générait automatiquement un nouveau pilote en sommeil mais bien présent… dans chaque nouveau né. Le Gènog était l’inconscient de l’Être humain. Un inconscient qui était sourd mais existant en chacun des humains. Les meilleures idées viennent de ceux qui ont su réveiller leur Gènog intérieur.

Ainsi, de temps à autre, des humains avaient des idées qui bouleversaient l’humanité en mal comme en bien.

 

Et alors ?

Belle histoire, non ? Et, bête comme tu es, tu as tout gobé ce que je viens de te raconter. Dieu sait que ce sont des bruits qui courent, une rumeur un essaim de mensonge tricoté à la va-vite… En réalité, nous descendons tous du rat qui est le seul être ayant résisté au dernier cataclysme… J’avoue que je ne me souviens plus de la date exacte. En tout cas, c’est tout récent.

 

Que veux-tu que je te dise de plus, mon ami… ?

Compte tenu des événements qui ont maquillé les déroutes de l’humanité dans l’histoire, peut on donner chère à sa peau dans cet avenir d’infortune ! L’humanité a été inventé pour étouffer la véritable nature de l’Homme : sa bêtise. Depuis que l’homme est homme, l’humanité n’a de cesse d’être une illusion, une supercherie qu’on essaye d’inventer jour après jour pour ne montrer que la surface de l’iceberg ! Et ce que l’Homme nomme l’âme n’est que le fruit de son imagination, pour faire croire à son existence si futile.

Ne crois pas que l’Homme est la Vérité dans ce monde. L’Homme n’est qu’une graine qui a germé et fanera à son plus grand regret.

Ce n’est pas tout, mais j’ai une petite faim. Pas vous ?

 

Paramètres de sortie

Le vieil homme cueillit une pomme et y croqua dedans. Il semblait paisible au coin à gauche, au carrefour de l’Infortune. Il contemplait ces âmes perdues dans l’ignorance de leur origine.

Après avoir entamé une bonne partie de la pomme, il jeta son trognon en l’air…

Sans se prier, des pigeons se ruèrent sur le trognon à la recherche de la dite Vérité plus facile à digérer.

Un seul pigeon, seul survivant de cette quête du trognon, s’envola vers une autre Vérité.

 

Arrêt

Déconnexion en cours

 

Fin du programme humain

 

Emorizo, alias F. Ménez

 

PS: dernière version datant de 2015

 

Copyright © Tous Droits Réservés, Et si le Créateur était…, F. Ménez – 2026


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