L’Ego malin

L’avarice émotionnelle joue aux dés avec notre Moi: notre Ego insurmontable. Cet Ego insuffle le fléau de la peur sans commune mesure.

Espérer de manière intéressée revient à désirer que quelque chose soit en notre faveur. Il s’agit de l’Ego malin qui déguise ses demandes gratuitement.

La peur est le catalyseur de l’Ego qui surchauffe chaque cellule de notre corps. Il suffit d’un mouvement de panique intérieur pour voir fleurir un déluge de scénarii tous aussi affûtés les uns que les autres. On devine cet avenir qui n’arrive pas et on regrette ce passé passé en pressant le présent de nos peurs irrationnelles. Nous avons peur de ce qui n’existe pas et par conséquent c’en est juste le fruit de notre Ego malin. Comment, un jour, ne pas se dire: vivre l’instant et nettoyer son intérieur mental. Car le mental joue sur nos faiblesses morales et démoralisantes. Ce mental qui dit « JE » à chaque pause de conscience pure. Conscience pure qui se noie dans ce dédale de pensées inutiles et si fracassantes.

Une pensée issue du mental florissant et nous voilà embarqué dans des aventures anxiogènes ou illusoires. Car oui, nos pensées sont illusoires. Elles sont l’illusion de nos peurs qui les gouvernent.

On perd pied dans ce jeu de JE pluriel qui noue des nœuds à ne pas en finir.

Trop penser sans être Soi revient à jeter l’ancre dans son Moi. On est vite piégé par le trafic débordant de nos pensées qui s’en mêle et démêlent nos scénarii à la loupe sans prêter attention à Soi. Subjugué comme un lapin face aux phares d’une voiture, on reste planté là à planter des décors digne d’Hollywood… Notre vie ressemble à un petit kaléidoscope: répétitions de pensées en miroir avec son intérieur.

Le discours intérieur quel qui soit est une prison de notre véritable nature. Nous projetons tous des films sur telle ou telle situation sans jamais réussir à s’en défaire. On est vite avaler par ces histoires sans fins qui polluent notre espace intérieur.

Il est difficile de s’extirper de ce processus, de ce mental qui semble gagner chaque jour du terrain sur notre véritable nature.

Difficile mais pas impossible!

Tenzin Wangyal Rinpoché explique très bien l’approche de nos souffrances liées à l’identité douloureuse. Mon texte fait écho à ce que j’ai pu suivre comme enseignements issus de la tradition Bön – transmis via les réseaux sociaux ou livres par Tenzin Wangyal Rinpoché. Ce dernier a fondé Ligmincha (cliquez ici) qui permet de promouvoir et préserver la tradition Bön (Bouddhisme tibétain). Il est possible de suivre l’organisation à travers le monde, en France par exemple (cliquez ici). Après, pour qui cela donne sens à sa vie, cela peut aider à aller plus loin vers l’ouverture aux autres.

Emorizo

 

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