La folie des mots

Des plumes sur les oreilles

Pour écouter le chant des cigales

Des ailes sur les orteils

Pour voler sur le champ des balles

 

Que de pleurs en arrière

Sur le front des naufragés

Que de peurs en chair

Sur le fond des meurtriers

 

N’est pas net, celui qui pense ce monde de fou

N’est pas net, celui qui panse ce fou du monde

Qui tempête en armes les douces chandelles

Qui trompe en larmes les douces prunelles

 

Des plumes sur les oreilles

Pour cacher le chant des mots

Des ailes sur les orteils

Pour échapper aux champs des maux

 

Que d’erreurs en pierre

Sur le monde des naufragés

Que de sueurs en guerre

Sur le pont des meurtriers

 

N’est pas net, celui qui croit en ce monde de fou

N’est pas net, celui qui croise ce fou du monde

Qui prête son charme aux silhouettes

Qui guette son arbre aux alouettes

 

Que de chemins parcourus dans la folie des maux

Que de mains tendues dans la folie des mots

 

Pour un instant épileptique

Une gymnastique des neurones

A gâter le fou du village

En manque de maux

Pour exprimer son alouette

Là-haut dans son étage éteint

De sa cervelle en compote

 

Un cerveau lent et pleins

De mots

De maux

 

Eteins ton cerveau au zoo

Qui s’affole à l’étage du dessus

 

Fantaisie passagère d’un fou

Poésie étagère d’un poète saoul

Un peu timbré aux hirondelles zébrées

 
 

Emorizo, alias F. Ménez

 

Copyright © Tous Droits Réservés, F. Ménez-2019

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