Liberté, Je Te Recherche à nouveau (version 2)

Liberté, je te recherche

Au milieu des ruines calcinées

De la démocratie

 

Liberté, tu as été pillée

De tes lettres de noblesse

Par l’indigne faiblesse

Des élites acharnées

A toujours dicter des lois

Contraire au vent

De notre souveraineté

 

Liberté, je t’ai perdu

Au milieu de ces bruits

De bottes assourdissants

Qui résonnent sans cesse

Dans l’Hémicycle

 

Liberté, tu as été trompée

Plusieurs fois avec naïveté

Par le hors-sol éhonté

De la classe politique

Qui contrôle la pensée

 

Liberté, libère toi

Des chaînes d’aliénés

Qui s’abritent sous des principes primaires

De loyauté à des figures contestées

Par l’esprit qui veut juste exister

 

Liberté, je ne te reconnais plus

Au milieu de cette brume

Qui viole notre espace

 

Liberté, tu as été violée

Avec violence

Par des hors-la-loi

Qui massacrent avec impunité

Nos fondamentaux

Par des textes venimeux

A l’apparence tranquille

Sans frein pour les arrêter

Comme un refrain

Répété à l’infini

Des absurdités calculées

 

Liberté, où te trouves tu aujourd’hui

Perdue dans un marécage

Nauséabond de lois perfides

Et iniques

Sans lien avec la réalité

Une réalité effacée

Par des absences

De dignités

Avec des lois calquées

Sur le bon vouloir

De sa seule majesté

 

Liberté, j’ai envie de pleurer

De milles larmes qui coulent

Comme un violent torrent de lave

Sans jamais cesser

De crier

Oh toi ma bien-aimée

Pourquoi tant de haines

A tes effets de paix

Dans l’effort de te soumettre

A des lois dictées

Pour régner

 

Liberté, tu as été dépouillée

De ta nature propre à exister

Maintenant

Nous devons être autorisés

A faire appel à toi

Car tu es soumise à des règles

De barbares disjonctés

Et endoctrinés par des idéologies

 

Liberté, ton nom est sacrifié

Sur l’autel des damnés

Tu es mise en paquet

Et pas le droit d’y toucher

A moins d’être autorisé

A y glisser un espoir

De sainteté

 

Et pourtant Liberté, tu brûles en moi

Comme un feu sacré

Car je crois encore en toi

Dans le secret

De mon monastère

Qu’est la poésie habitée

Par une âme éprise

D’interdits

De dire oui à la Vie

 

Liberté, reviens-nous

Lavée de ces lois iniques

Et redeviens une réalité

Lavée de corruptions

 

Emorizo

 

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