Mesdames, Messieurs les Député(e)s,
Je vous écris à nouveau au sujet de la loi « aide à mourir ». Le sujet est trop important pour le laisser filer.
Car ce que nous vivons là, avec cette loi, c’est l’aube d’un bouleversement anthropologique et civilisationnel où le médecin peut autoriser la mort d’un patient. Alors que selon sa déontologie vieille de plusieurs millénaires (« primum non nocere »), son rôle est de soigner et de sauver des vies. Le médecin n’a jamais été la main qui donne la mort. Tous les soignants en général obéissent au serment d’Hippocrate. C’est indéniable.
Par cette loi, vous mettez en place un régime de droit de vie et de mort. Car ce sont les plus fragiles et les plus vulnérables qui en auront accès. Alors que les riches peuvent se payer le luxe de soins palliatifs sans discrimination. En réalité, ce sont les soins palliatifs, l’accompagnement, l’écoute, le soutien, l’amour de la vie qui devraient être mieux développés. Personne ne veut être condamné à mourir par sa faiblesse. Quand les soins sont prodigués correctement, le taux de personnes qui veulent vivre augmente. Car oui, par votre loi, vous condamnez à mourir les plus vulnérables.
Sachant qu’en plus, aucuns gardes fous n’a été retenu par vote contre les dérives possible. Prenons l’exemple d’une famille non aimante qui pousserait ses vieux parents à l’euthanasie pour toucher plus rapidement l’héritage. Prenons un autre exemple, celui d’une personne polyhandicapée qui par la loi aurait le poids de la société sur ses épaules par le coût des soins et serait poussée par la force et sa faiblesse à demander l’euthanasie (sans son consentement premier mais par obligation). Ces deux exemples illustrent à eux seuls les dérives de cette loi.
Je vous demande de bien réfléchir une dernière fois aux conséquences irréversibles de cette loi « aide à mourir ».
Je vous demande de changer d’avis et de voter contre cette loi. Je vous rappelle que cette loi a déjà été rejetée par trois fois par les sénateurs. Car les sénateurs y ont vu les dangers d’une telle loi. Ils ont à cœur de protéger les citoyens français. Cela devrait faire réfléchir au vote final.
Refusez de suivre une loi basée sur une idéologie malsaine. Ayez le courage de défendre la grande majorité de vos administrés et des citoyens français.
La loi « aide à mourir », en l’état actuel, est dangereuse pour notre société et le sens que l’on donne à la vie et à la mort.
C’est une question de dignité de la vie humaine.
Je vous demande une dernière fois de voter contre pour le 15 juillet 2026.
Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout et d’avoir pris ce temps à la réflexion.
Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs les Député(e)s, l’expression de mes salutations distinguées.
Un citoyen parmi tant d’autres
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