Je ne sais pas si c’est le lieu d’une telle exclamation de son vécu. Cela aura peut être le mérite d’accoucher des réflexions sur son propre parcours ou son vécu le plus intime.
Ce que je vais partager là est assez intime. D’où mon interrogation de savoir si cela a sa place sur la place publique. Je prends ce qui suit comme un témoignage et une sorte de réconciliation avec moi-même.
Ce qui suit peut être interprété comme du voyeurisme. Je peux comprendre que sous l’appellation « humeur vagabonde », cela ne pousse pas aussi profondément un vécu.
Mais pour moi, il s’agit de délivrer dans l’Univers, qui écoute nos vibrations, un message ou une aide. Je ne comprends pas la nature humaine et la psychologie des humains. Alors, j’espère avoir une réponse à mes interrogations. Suis je fou de penser et d’être un peu jaloux pour des futilités sans importance?
Vous n’êtes pas obligé de lire si vous pensez que cela relève d’une réflexion personnelle. J’ose espérer que ce petit essai face aussi écho à d’autres vécus similaires.
Quand commence t-on à réellement se montrer jaloux? Est-on jaloux car une même situation avec une même personne est différente selon avec qui elle est? Est-on jaloux car le traitement de faveur est différent selon que l’on soit d’une telle ou telle nature (introvertie ou extravertie par exemple)?
Des fois il m’arrive d’être jaloux car je ne comprends pas, qu’une personne que j’estime, m’envoie valser et me renvoie à ma plus petite place et que dans un même temps, elle agisse autrement avec une autre personne ne présentant pas plus de bonnes manières. Je veux pour exemple, une attitude qui ne vaut pas une autre comme une classification ou un ordre d’importance: une différence de traitement de faveur. Et pourtant même si mon attitude avec la personne que j’estime n’était pas très juste en soi, je me demande parfois pourquoi pour des faits plus graves, une autre personne se présente sous de meilleurs hospices. Alors que mon attitude est moins pire que celle de l’autre personne en concurrence d’estime.
Je ne comprends pas la nature humaine. Elle est si complexe et à la fois injuste. J’en deviens même jaloux car les compliments sont mal dosés et toujours dans le sens de celui à la voix qui porte le plus et qui de ce fait séduit plus facilement par son éloquence (parfois déséquilibrée et qui ne tient qu’à un fil de confiance démesurée mais si fausse).
Je suis jaloux car le rapport de confiance se joue à une voix plus forte et plus visible.
Celui qui parle peu est souvent trainé dans la boue car sa parole aussi petite soit-elle ne vaut rien. Ma valeur est vite arrachée à un rien qui ne satisfait pas l’ego de la personne que j’estime pourtant.
Les plus « bavards » et les plus confiants en eux sont récompensés et ont souvent les faveurs de ceux qui ont besoin d’être constamment amusés et à la fois écoutés. Car un bon « bavard » peut aussi bien amuser la galerie qu’écouter pour mieux séduire.
Je suis jaloux car je ne sais qu’écouter avec mon cœur mais que dame nature ne m’a pas donné de langue pour parler aisément en société.
Je suis jaloux car ceux qui ont une attitude malsaine sont favorisés. Je veux pour exemple cette même personne qui épie les moindres faits et gestes d’une collègue comme s’il s’agissait d’un mode de survie. Cette personne ne peut s’empêcher d’être omniprésente et de monopoliser l’espace de détente ou de travail de cette collègue que j’estime. A chaque recoins, l’épieur est là et martèle sa présence à longueur de journée. C’est ainsi très facile de créer du manque chez la personne désirée. Même si le manque est aussi du côté de celui qui épie sans cesse.
Je ne sais pas si je suis jaloux ou triste de voir que ce comportement inapproprié au travail est bien vu par la personne que j’estime. Et pourtant cette personne que j’estime profondément me l’a faite à l’envers juste par mon attitude timide, têtue et maladroite en terme de communication. Dans mon cas, il s’agit d’un soucis de communication et de ragots à mon égard encore mal digérés. J’entends par là, les ragots qui n’ont jamais été vérifiés mais vomis à ma face comme une vérité conforme et sans que j’ai mon mot à dire. Alors, bien sûr j’ai souffert de ce manque de clarté et des mensonges à mon encontre que je n’ai pas su contrer car trop pris par l’émotion du moment. J’ai laissé courir cette affaire de quiproquo et aujourd’hui je suis amer par des attitudes calculées et aussi de m’être tu au moment le plus critique.
Ma jalousie est subjective bien sûr même si mon observation objective est bien réelle. J’interprète selon mes ressentis ce que j’observe. Mais il faut avouer que ce type de comportement m’agace au plus haut point. Car, cette omniprésence empêche aux autres personnes de créer aussi du lien avec la collègue. D’autres liens pourraient se créer si l’obsédé, attachée à sa proie, pouvait laisser respirer un peu la personne que j’estime.
Le pire est que la collègue que j’estime ne trouve rien d’anormal. Non, elle est comme prise au piège d’un manque fabriqué inconsciemment. Si elle ne voit plus l’obsédé, elle est en manque. C’est fou… Et j’en suis honteusement jaloux.
Moi-même, il faut le reconnaître je suis attachée à mon manque de considération et à la volonté qu’un jour je puisse mieux communiquer avec la collègue pour qui j’ai une estime sincère. Je l’estime mais pas au point de harceler comme c’est un peu le cas de l’obsédé de service.
Il s’agit d’une réflexion intérieure que j’aime parfois partager. Je suis humain et je mets à profit la profondeur de mon humanité.
Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout. Peut-être cela fera t-il aussi écho ou sens chez vous ?
Emorizo
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