Humeur vagabonde # 17

Chacun observe sa vie avec son lot de préceptes propre à soi.

Enfant, je vivais dans les rêves et je me projetais dans cet avenir plein de promesse.

Le temps est passé par là et aucun rêve ne s’est réalisé.

Une fois adulte, la vie prend des chemins inconnus à l’équation de notre enfance. Les rêves d’enfant sont ce qu’ils sont, une direction qu’on se donne dans la vie avec son regard innocent.

Il y a bien un outil de créativité que j’ai gardé et qui me donnait l’envie d’être reconnu dans mon art. Il s’agit de l’écriture. J’irais encore plus loin: l’amour des mots. Une mer de créativité continue et une musique enchantée. Je ne suis certes pas devenu auteur/écrivain/ philosophe et je n’ai guère de reconnaissance dans le milieu, mais j’ai su être fidèle à mon amie et confidente l’écriture. Elle continue à m’accompagner dans mes aventures littéraires avec plus ou moins de succès. Mais elle ne m’a pas lâché d’une semelle. Elle aussi, m’est restée fidèle…

J’ai un peu lâché la peinture qui était le deuxième pilier de ma créativité soi-disant en passant.

Mon rêve le plus fou était de devenir astronaute parmi tant de métiers que j’avais en réserve. Mais celui-ci m’a poursuivi durant mes longues études. Non pour finalement devenir astronaute mais pour peut-être un jour pouvoir travailler au sein du CNES (Centre National d’Études Spatiales).

Aujourd’hui, je fais un métier totalement différent de mes rêves d’enfant. Je garde quand même la créativité comme chemin lié à mon enfance. Mais il ne répond pas forcément à mes premières attentes.

Je suis parti sur le prisme du métier. Mais, quand je regarde dans le rétroviseur, rien n’a été fidèle à la voie que je voulais choisir pour ma vie. La vie a pris une autre voie que j’étais loin d’imaginer…

Des éléments perturbateurs se sont immiscés dans ma vie.

La vie a encore son lot de surprise.

Après avoir dressé un tableau peu prometteur, je dois admettre que mon blog est une réponse à un rêve d’enfant si j’extrapole. Mon blog est né de cette envie de partager mes univers au-delà de mon cercle et de répondre à ce besoin d’écrire. Alors qui dit besoin ne dit pas forcément que j’ai une ribambelle de mots qui sortent toutes les cinq minutes. L’inspiration fait son travail: un coup elle est là, l’autre coup, elle n’y est plus. C’est le jeu. Mais il vaut la chandelle car de beaux textes et de beaux poèmes naissent. Bon, je suis loin d’être reconnu (comme ce rêve d’enfant) mais j’ai su gardé intact ce lien fraternel avec les mots.

J’ai eu écrit des textes de science-fiction qui me rapprochait davantage de l’univers et de l’espace. Je reste encore attaché à mes vieux rêves. Ils prennent juste une autre forme. Les mots donnent du sens à mes rêves dans une certaine mesure.

Je peux dire que grâce à l’écriture, je continue à vivre des rêves parmi les mots. Cela reste un monde imaginaire. Je poursuis les rêves. Mais je fais vivre à travers les voyelles et les consonnes, des vies que j’aurais pu vivre.

L’écriture est une belle récompense car je navigue encore d’un univers à l’autre sans perdre une goutte de qui je suis profondément.

Même si dans la réalité de ma vie, rien ne semble dessiner une fenêtre plus en accord avec mes rêves, je demeure un amoureux des mots. C’est un joli cadeau que de pouvoir exprimer ses rêves en empruntant une autre voie.

Aujourd’hui, je voulais un peu voyager avec vous sur les territoires que je n’aborde pas forcément. Je trouve intéressant de savoir qui on est et d’où l’on vient.

Mes chères lectrices et mes chers lecteurs, je vous remercie pour votre fidélité.

Et je vous souhaite une belle et douce journée…

Emorizo


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