Et je danse, et je panse mes blessures
Sur la tombe de mon ombre
Et je danse, et je pense mes déchirures
En trombe dans la pénombre
Je caresse l’espoir, la tête en arrière
Je presse le désespoir, la bête en prière
Effacé le silence des mots
Qui chasse nos pensées écrasées
Par des sectes égarées
S’exprimer enfin
Respirer la douceur des mots
Qui vous collent sur la peau
Comme pour annoncer
Un nouvel orage
De nouveaux visages, de nouveaux horizons
De nouveaux virages, de nouvelles saisons
Sans jamais oublier demain
Un refrain une revanche
Je maquille sur ma bouche des silences sans lendemain
Et je crie ma chair ma folie mon amour
Et nos cœurs et nos corps
Se fondent dans la foule
J’ai peint la faim de mon existence sur des doutes
Effacé le refrain de mes remords violents et intenses
Chassé demain de ces sentiments qui me conduisent à la déroute
Habité par la foudre qui me ronge de l’intérieur
Je maquille ma bouche de ces mots doux
Dans l’ombre en silence
A chaque instant je fuis le présent
Et je devine ton corps que je dessine au fusain
Mes mains te déshabillent l’âme
Une nouvelle rencontre
Un nouveau refrain
Une nouvelle vie qui s’installe
Qui annonce le chant des saisons
Un soupçon de mélancolie envolé par des prières en silence
Un regard sur ce passé si vite oublié
Et je danse, et j’expanse mes délires
Sur le filet du soir sans sens
Et je danse, et je lance mes sourires
Sur le filet du passé en transe
Emorizo
NB: inspiré librement d’un poème écrit en 2005
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